Le gouvernement relance sa campagne « Marquons les esprits, pas la planète » avec une conviction assumée : si le tourisme français veut réduire son empreinte environnementale, c’est d’abord la question du transport qu’il faut traiter. Pour les professionnels du tourisme, le signal est important. Depuis plusieurs années, l’essentiel des efforts de communication s’est concentré sur les hébergements, les labels ou la gestion des ressources. Cette fois, l’État cible directement le premier poste d’émissions du secteur.
Selon les données mises en avant par le ministère du Tourisme, le transport représente à lui seul 69 % de l’empreinte carbone du tourisme en France. Plus révélateur encore, la majorité de ces émissions provient du trajet entre le domicile du voyageur et son lieu de séjour. Un constat qui pourrait progressivement influencer les stratégies des destinations, des agences de voyages et des opérateurs touristiques.
Sommaire
Le transport devient le sujet central du tourisme durable
Les chiffres avancés dans le cadre de la campagne illustrent l’ampleur du défi. La voiture individuelle reste utilisée pour 79 % des départs en vacances et génère plus de la moitié des émissions liées au transport touristique. À l’inverse, l’avion ne représente qu’une faible part du volume global des voyages, mais concentre à lui seul 44 % des émissions du secteur.
Selon la presse spécialisée, ces données expliquent pourquoi les pouvoirs publics choisissent désormais de concentrer leurs efforts sur les mobilités touristiques. L’objectif affiché est de faire évoluer progressivement les habitudes de déplacement tout en poursuivant l’ambition de positionner la France comme la première destination durable mondiale à l’horizon 2030.
La campagne valorise ainsi le train comme une composante de l’expérience touristique, mais aussi le vélo, la marche et l’autopartage une fois arrivés à destination.

Une évolution qui concerne directement les professionnels du tourisme
Au-delà du discours institutionnel, cette initiative reflète une tendance de fond qui gagne progressivement du terrain dans le secteur. De plus en plus de destinations cherchent à construire des séjours intégrant la question de la mobilité dès la phase de réservation.
Pour les offices de tourisme, cela peut se traduire par une meilleure mise en avant des accès ferroviaires, des itinéraires cyclables ou des solutions de mobilité locale. Pour les agences de voyages, l’enjeu consiste à intégrer davantage d’alternatives au transport individuel dans leurs offres, notamment sur les destinations françaises et européennes accessibles par le rail.
Cette évolution reste toutefois confrontée à plusieurs réalités de terrain. La voiture demeure souvent la solution la plus simple pour de nombreuses familles. Certaines destinations restent difficilement accessibles sans véhicule personnel et le coût du train continue de susciter des débats récurrents chez les voyageurs.
Autrement dit, la transition vers un tourisme bas-carbone ne se décrétera pas uniquement à travers une campagne de sensibilisation. Elle dépendra aussi de l’offre de transport disponible, de son prix et de sa facilité d’utilisation.
Un changement de paradigme pour les destinations françaises
Ce qui change aujourd’hui, c’est la place prise par la mobilité dans le discours touristique. Pendant longtemps, le tourisme durable s’est principalement construit autour de la consommation locale, de la préservation des ressources ou de la réduction des déchets. Désormais, le déplacement lui-même devient un critère central.
Les destinations capables de proposer une expérience cohérente, depuis le trajet jusqu’au séjour sur place, pourraient bénéficier d’un avantage concurrentiel croissant dans les prochaines années. Cette approche est déjà visible dans certains territoires qui développent des offres associant train, vélo, randonnée et hébergements engagés.
Selon la presse spécialisée, la campagne s’appuiera notamment sur plusieurs partenaires impliqués dans les mobilités alternatives, parmi lesquels Citiz, Gîtes de France, Lokki Rent, La Mad Jacques, Mollow, La Trace et Voyagerentrain.fr. Le dispositif bénéficie également du soutien d’acteurs majeurs du secteur comme Atout France, l’ADEME, ADN Tourisme ou encore Acteurs du Tourisme Durable.
Le défi dépasse largement la communication
La véritable question n’est peut-être pas de savoir si les Français sont sensibles aux enjeux environnementaux. Elle est plutôt de déterminer à quelle vitesse les solutions bas-carbone pourront devenir aussi simples, accessibles et attractives que les modes de déplacement traditionnels.
Pour les professionnels du tourisme, le sujet n’est plus uniquement environnemental. Il devient progressivement commercial, stratégique et même concurrentiel. Les acteurs qui intégreront dès maintenant cette évolution dans leurs produits, leurs partenariats et leur communication disposeront probablement d’une longueur d’avance à mesure que les attentes des voyageurs continueront d’évoluer.
Selon la presse spécialisée, la campagne sera diffusée pendant toute la saison estivale afin d’encourager les voyageurs à adopter des solutions de mobilité plus sobres pour leurs vacances et leurs loisirs.
Sources
https://www.tourmag.com/Le-gouvernement-lance-pour-booster-le-tourisme-bas-carbone_a132082.html

👉 Accédez à l’ensemble de nos rapports, statistiques et décryptages tourisme sur Tourisme Stats.
➡️ Consultez notre dossier complet sur Tourisme B2B pour découvrir les tendances, chiffres et stratégies clés pour 2026.
👉 Restez informé des tendances du tourisme pro : abonnez-vous à InfosTourisme Inside .
📘 Consultez aussi nos pages pratiques pour les pros du tourisme .
📩 Envoyez vos communiqués de presse .



