Se rendre aux États-Unis pourrait devenir nettement plus coûteux pour certains voyageurs. Les autorités américaines ont décidé d’élargir le dispositif dit de visa bond, imposant à des ressortissants de plusieurs pays le versement d’une caution financière avant l’obtention d’un visa touristique. Une mesure destinée, selon l’administration américaine, à lutter contre les dépassements de durée de séjour.
Sommaire
Une extension du visa bond confirmée par la presse spécialisée
Selon la presse spécialisée et une enquête publiée par Forbes, le Département d’État américain a étendu ce programme à un total de 38 pays. Les voyageurs concernés devront déposer une caution comprise entre 5 000 et 15 000 dollars dans le cadre d’une demande de visa touristique ou d’affaires de courte durée (B1/B2).

Cette somme est restituée uniquement si le visiteur quitte le territoire américain dans les délais autorisés. Le montant exact est fixé par les services consulaires au cas par cas, en fonction du profil du demandeur.
Des pays majoritairement situés en Afrique, en Asie et dans le Pacifique
Les pays concernés par cette extension sont répartis sur plusieurs continents, avec une forte représentation de l’Afrique, mais aussi de l’Asie, des Amériques et de l’Océanie. Les autorités américaines n’ont pas publié de liste détaillée et consolidée dans un document officiel unique, mais plusieurs États ont été identifiés par les médias internationaux.
La mise en œuvre du dispositif est prévue à compter du 21 janvier 2026 pour la majorité des pays concernés.
Un contexte déjà défavorable pour le tourisme vers les États-Unis
Cette décision intervient alors que l’attractivité touristique des États-Unis montre des signes de fragilité. Selon le World Travel & Tourism Council, le pays a enregistré en 2025 un recul des dépenses des visiteurs internationaux, une situation atypique parmi les grandes destinations mondiales.
Par ailleurs, depuis 2026, un nouveau Visa Integrity Fee de 250 dollars s’applique à la plupart des visas non-immigrants, y compris les visas touristiques. Pour les professionnels du secteur, l’accumulation de frais et de garanties financières risque de freiner une partie de la demande internationale.
Une mesure critiquée par les acteurs du voyage
Du côté des professionnels du tourisme, la crainte est celle d’un effet dissuasif durable, notamment pour les voyageurs issus des pays émergents. Même remboursable, la caution représente une barrière financière importante, à laquelle s’ajoutent des délais administratifs et des incertitudes sur les modalités de restitution.
La U.S. Travel Association rappelle par ailleurs que l’accès sans visa aux États-Unis reste limité par rapport à d’autres grandes destinations touristiques, ce qui pèse sur la compétitivité du marché américain.
Quel impact pour les voyageurs et les pros du tourisme ?
Pour les voyageurs concernés, le coût total d’un visa touristique peut désormais dépasser plusieurs milliers de dollars, sans garantie de récupération rapide de la caution. Pour les agences et tour-opérateurs, cette évolution complique la commercialisation des séjours vers les États-Unis, en particulier sur les marchés africains et asiatiques.
Les professionnels redoutent un report de la demande vers des destinations perçues comme plus accessibles sur le plan administratif et financier.
Sources
https://www.forbes.com/sites/suzannerowankelleher/2026/01/07/trump-visa-bond-38-countries/

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